Lorsque les traitements deviennent insuffisants et que la maladie entre dans un stade terminal, le seul espoir est alors la greffe. Elle est vitale dans le cas de la greffe de foie, de poumon, de cœur ou d’intestin. La greffe du rein permet l’arrêt de la dialyse et redonne ainsi une vie autonome au malade. La greffe du pancréas permet de diminuer voire de supprimer l’insulinothérapie.
Chaque année, 11 000 patients ont besoin d’un greffon pour continuer à vivre ou à mieux vivre.
En France, on pratique environ 2 400 greffes de rein, 900 greffes de foie, 300 greffes de cœur, 140 greffes de poumons, 100 greffes de pancréas et quelques greffes d’intestin. Sont également greffés des tissus, dont notamment plus de 4500 cornées.
- Greffes : Quels organes greffe-t-on ?
Chaque année, en France, sont réalisées environ 2500 greffes de rein,900 greffes de foie, 320 greffes de cœur, 150 greffes de poumons, 20greffes de cœur - poumons, 100 greffes de pancréas et quelques greffesd’intestin. Des tissus sont également greffés, notamment les cornées(fine pellicule transparente à la surface de l’œil) avec près de 4000greffes par an.
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- Quand greffe-t-on ?
Lorsque les traitements deviennent insuffisants, la maladie entre dansun stade que les médecins appellent terminal : le seul espoir est alorsla greffe. Si certains organes ou tissus peuvent être remplacés par deséléments artificiels (artères, prothèse osseuse, valvule cardiaque),d’autres ne le peuvent pas : aujourd’hui, il n’existe ni poumon, nifoie artificiels ayant fait preuve de leur efficacité.
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- Qui greffe ?
Les greffes d’organes sont toujours pratiquées par une équipespécialisée dans la maladie concernée et autorisée par le ministre dela Santé.
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- Que faire pour être greffé ?
La greffe relève d’une décision médicale. Les malades devant avoir unegreffe sont inscrits sur une liste nationale d’attente. La durée decette attente dépend du nombre de greffons disponibles et du nombre demalades inscrits ou de facteurs qui sont propres à chacun, comme legroupe sanguin ou le groupe tissulaire.
Actuellement, en France, ledélai d’attente pour être greffé varie selon l’organe concerné ; ilpeut être de plusieurs années. Une priorité est prévue pour lespatients atteints d’une défaillance aiguë conduisant à une mort rapideaux enfants ou aux malades qui ont peu de chance d’accéder à ungreffon.
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- Peut-on faire des greffes d’organes à partir d’un donneur vivant ?
Oui, dans les conditions prévues par la loi, une personne peutconsentir, en vue de greffe, au prélèvement sur elle-même d’un rein,plus rarement d’une partie du foie ou des poumons. Ce prélèvement n’estpossible qu’au profit de certains membres de la famille définis par laloi.
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- Comment les receveurs sont-ils choisis ?
Lorsqu’un organe est prélevé, il est attribué à un patient selon desrègles de répartition strictes. Ces règles ont été élaborées par lacommunauté de professionnels concernés, après consultation publique,puis homologuées par le ministère en charge de la Santé et publiées auJournal Officiel.
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- Quels organes et tissus peuvent être greffés ?
La greffe de foie, de poumon ou de cœur permet de sauver des vies.
La greffe de rein redonne une vie autonome au malade, qui n'a plus besoin de la dialyse. Plus rarement une greffe du pancréas ou de l'intestin grêle est effectuée.
En terme de tissus, il est possible de greffer la cornée de l’oeil si elle est abîmée, la peau quand une surface importante a été brûlée, les valves cardiaques ou les artères dans certaines infections, les os dans beaucoup de cas.
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- Que faire pour avoir accès à la greffe ?
Afin de pouvoir recevoir un organe, les malades doivent être inscrits par leur médecin sur une liste nationale d'attente, gérée par l'Agence de la Biomédecine.
La durée de cette attente dépend du nombre de greffons disponibles, du nombre de malades inscrits ou de facteurs biologiques propres à chacun, comme le groupe sanguin.
Elle peut être de plusieurs années.
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- Comment sont attribués les greffons aux patients ?
Chaque greffon est attribué selon des règles de répartition précises, homologuées par le Ministère de la Santé, publiées au Journal Officiel et mises en œuvre par l'Agence de la Biomédecine.
Certains patients sont prioritaires : les receveurs dont la vie est menacée, les enfants de moins de 16 ans… La seconde règle de répartition est géographique : la distance à parcourir pour le greffon est limitée autant que possible grâce à 4 échelons, local, régional, national et international.
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- Comment sont transportés les greffons ?
Plus la distance est longue à parcourir, plus le moyen de transport est rapide : ambulance, véhicule prioritaire (gendarmerie), train, avion…
Le greffon est transporté en état dit " d'hypothermie " dans une glacière hermétique où la température ne dépasse pas 4°C.
Le cœur et les poumons peuvent tenir ainsi jusqu'à 6 heures, le foie jusqu'à 15 heures et le rein jusqu'à 48 heures après avoir été prélevés.
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- Comment se passe l'opération de greffe ?
L'opération de greffe doit "connecter" l'organe du donneur au corps du receveur, c'est-à-dire principalement rétablir la continuité des vaisseaux.
Un des éléments déterminants pour réussir l'opération chirurgicale de la greffe, c'est d'agir le plus rapidement possible pour mettre un terme à l'état pendant lequel la circulation sanguine n'irrigue plus l'organe prélevé. Par ailleurs, il faut contrôler avec précaution le réchauffement progressif de l'organe qui était auparavant en hypothermie.
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- En pratique, qui réalise la greffe ?
Les greffes d'organes sont toujours effectuées par l'équipe médicale spécialisée dans la maladie ou l'organe concerné (néphrologie ou urologie pour le rein, cardiologie pour le cœur par exemple).
Ces équipes sont autorisées à pratiquer la greffe par le Ministère de la Santé. Elles s'investissent en général à temps plein dans l'activité de greffe et de suivi des greffés.
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- La greffe est-elle une technique de traitement efficace ?
Les résultats de la greffe en font une thérapeutique à l'efficacité reconnue et encore inégalée. Grâce aux progrès des médicaments immunosuppresseurs pour éviter les rejets, elle prolonge significativement la vie des malades gravement menacés ou rend plus facile une vie très handicapée par la défaillance d'un organe.
Le quotidien des personnes greffées s'est également beaucoup amélioré grâce à des stratégies de traitements adaptées à chaque cas individuel : meilleure prévention des infections, meilleure tolérance aux médicaments…
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- Y a-t-il des alternatives à la greffe d'organes prélevés sur des donneurs vivants ou décédés ?
La greffe d'organes reste à ce jour encore la meilleure solution. Si certains organes et tissus peuvent être remplacés par des éléments artificiels (artères, os, valvules cardiaques), d'autres non.
Il n'existe ni poumon, ni foie artificiels ayant fait preuve de leur efficacité.
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- Y’a-t-il des démarches administratives à accomplir ?
Expression du consentement du don :
Le donneur, ou ses parents s'il est mineur, doit exprimer le consentement au don en se rendant au Tribunal de Grande Instance de son domicile. afin de confirmer son consentement au don.
Cette démarche permet de recueillir le libre accord du donneur pour le prélèvement ainsi que le fait qu'il ait été correctement informé de la procédure.
Le donneur mineur doit par ailleurs rencontrer un comité d'experts qui s'assure que l'enfant a bien été informé et que finalement autorise ou non le prélèvement.
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