Don d'organes

La greffe sauve des vies.

La greffe d'organes est un acte médical de la dernière chance.

Elle est envisagée quand l’état du malade se dégrade et que seul le remplacement du ou des organes défaillants par un organe sain, appelé greffon, peut permettre son amélioration.

Dans plus de 90 % des cas, le greffon provient d’un donneur décédé. Un seul donneur permet souvent de greffer plusieurs malades.

Nombre de maladies graves peuvent conduire à une greffe : insuffisance rénale terminale, malformation ou maladie cardiaque, maladie du foie, mucoviscidose, certains cancers... Du nouveau-né à la personne de plus de 70 ans, tous les âges sont concernés.

La technique de greffe est de mieux en mieux maîtrisée; ses résultats ne cessent de s’améliorer.
Chaque année, plus de 5 000 greffes d’organes sont réalisées en France. Une personne greffée peut reprendre une vie quasiment normale. Elle peut travailler, avoir des enfants, faire du sport, voyager... Elle doit cependant suivre un traitement à vie pour éviter le rejet de l’organe greffé. En France, on estime que plus de 50 000 personnes vivent grâce à un organe greffé.

Que dit la loi?

Les trois grands principes de la loi de bioéthique sont le consentement présumé, la gratuité du don et l’anonymat donneur / receveur.

 

 - Principe du «consentement présumé» : En France, la loi indique que nous sommes tous donneurs d'organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner (soit en informant nos proches, soit en s'inscrivant sur le registre national de refus)

Gratuité : le don d’organes est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie de ce don.

Anonymat : le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et réciproquement. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes si elle le demande.

 

Voir le lexique sur le don d'organes

 

Questions sur le don d'organes.

Vous avez fait votre choix ? : Faites -le connaïtre ...!!!

Rien ne remplace la parole échangé.

Toutes les familles qui se sont trouvées dans la situation d'avoir à prendre une décision pour leur proche brutalement décédé le disent : le fait d'avoir évoqué le don d'organes et de connaïtre la position de ses proches change tout devant une décision urgente, difficile à prendre.

Savoir c'est de la sérénité gagnée, c'est aussi la façon la plus naturelle de respecter la volonté de son proche.

Don d’organes : une chance d’être donneur !!!

Don d’organes : une chance d’être donneur !!!

Toute position est respectable et respectée par les équipes médicales. Encore faut-il qu'elle soit connue de vos proches.

 

 

Don d’organes : Les chiffres clés

Don d’organes : Les chiffres clés  

La greffe d'organes est un acte médicale de la dernière chance. Elle est envisagée quand l'état du malade se dégrade et que seul le remplacement du ou des organes sain, appelé greffon, peut permettre son amélioration.

  • Dans plus de 90% des cas, le greffon provient d'un donneur décédé.
  • Un seul donneur permet souvent de greffer plusieurs malades.
  • Plus de 5000 greffes d'organes sont réalisées en France chaque année.
  • Plus de 50 000 personnes vivent grâce à un organe greffé.

 

 

Quels sont les organes qui peuvent être prélevés ?

Quels sont les organes qui peuvent être prélevés ?

 

Jusqu’à quel âge peut on être prélevé?

Jusqu’à quel âge peut-on être prélevé ?

Jeune ou âgé, malade ou en bonne santé, il n'existe pas de contre-indication au don d'organes. Les médecins évaluent au cas par cas les organes pour s'assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée.

On peut prélever des reins et un foie jusqu'à plus de 80 ans.

 

Quels organes peut-on donner de son vivant ?

Quels organes peut-on donner de son vivant ?

Il est possible pour une personne vivante de faire un don d'organes, notamment pour un rein.

En France, le don du vivant est strictement encadré par la loi bioéthique.

Révisée en juillet 2011, la loi a élargi le cercle de donneurs potentiels. Aujourd'hui, le don du vivant peut bénéficier à un malade du cercle familial, mais le donneur peut également être toute autre personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur ainsi que tout autre personne pouvant apporter la preuve d'un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.

 

 

 

 

 

Questions à se poser : Réponses à échanger !!!

Questions à se poser : Réponses à échanger !!!

 

Peut-on donner que certains organes ou de tissus ?

C'est tout à fait possible : il suffit d'en informer les proches susceptibles d'en témoigner auprès de l'équipe médicale en cas de décès.

 

Pourquoi manque t-on d'organes à greffer ?

Le prélèvement d'organes post-mortem n'est que très rarement envisageable : moins de 1% des personnes qui décèdent à l'hôpital peuvent être prélevées. De surcroit, près d'un prélèvement possible sur trois est refusé, soit par le défunt qui avait déclaré son refus, soit par ses proches qui ignorent la volonté du défunt.

 

Comment le corps du donneur est-il rendu à la famille ?

Le prélèvement est un acte chirurgical effectué au bloc opération, dans les mêmes conditions et le même soin que pour une personne en vie. Les incisions sont refermées et couvertes par des pansements. Si les cornées sont prélevées, elles sont remplacées par des lentilles transparentes. Aucun frais n'est demandé à la famille du défunt. Après l'opération, le corps est habillé et rendu à la famille, qui peut réaliser les obsèques selon les souhaits du défunt.

 

La famille du donneur peut-elle contacter les personnes greffées ?

Le don d'organes est soumis au principe d'anonymat. Cela signifie que le nom du donneur ne peut  être communiqué au receveur. Cet anonymat est destiné à préserver les familles en deuil mais également à aider les personnes greffées à prendre de la distance par rapport à leur greffon. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés si elle le demande à l'équipe médicale qui la accompagnée. De son côté, la personne greffée peut adresser une lettre " de façon anonyme" via les coordinations hospitalières, à la famille du donneur.

 

Quels sont les bénéfices de la greffe de tissus ?

La greffe de tissus (la cornée, la peau, les artères, les os, les valves cardiaques) peut sauver des vies. Elle peut aussi soigner et bien souvent permettre une vie normale : certains peuvent retrouver la vue ou recommencer à marcher.

 

Qu'en pensent les religions ?

Les prélèvements d'organes en vue de greffes ne rencontrent pas d'objection de principe. Les religions invitent leurs fidèles à réfléchir au don d'organes et y sont favorables dès lors qu'il s'agit de sauver des vies.

 

Qu'est-ce que le "consentement présumé" ?

En France, la loi pose le principe que tout le monde est présumé donneur mais laisse chacun libre de s'opposer au don de ses organes, en le disant à ses proches ou en s'inscrivant sur le registre national de refus. Avant toute entreprise, les équipes médicales doivent d'après la loi consulter le registre national de refus pour s'assurer que le défunt n'y est pas inscrit. Si son nom ne figure pas, le médecin interroge les proches pour savoir si le défunt avait de son vivant exprimé le refus au don de ses organes. Si son nom figure sur ce registre, l'équipe médical stoppe immédiatement les démarches de prélèvement.

 

Comment s'inscrire sur le registre national de refus de prélèvement ?

Il suffit de compléter le formulaire d'inscription, d'y joindre une copie d'une pièce d'identité officielle et une enveloppe timbrée à votre nom et adresse et d'envoyer le tout à l'adresse indiquée. Pour se désinscrire, deux possibilités : Soit en renvoyant la partie inférieure de l'attestation d'inscription, soit sur papier libre, avec dans les deux cas la copie d'une pièce d'identité officielle.

 

Si le défunt n'a pas fait connaître son choix, que se passe t'il ?

Les types de décès permettant le prélèvement d'organes sont dans la plupart des cas des morts brutales. Les proches viennent d'apprendre le décès d'un parent, d'un conjoint et sont sollicités pour témoigner en urgence de sa décision sur le don d'organes. Quand le défunt n'a laissé aucun témoignage sur sa position, c'est au proche de se demander quel aurait été son choix, une épreuve qui s'ajoute à leur douleur.

 

Information source : Agence de la biomédecine

 



 

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